PEPERE LE JURISTE

Un impôt sur les chats ... déjà en 1908 !!!

14 novembre 1908 : Un impôt sur les chats, une idée chouette des Finances

Publié le 14 novembre 2008 par Olivier Le Tigre

Source : http://ilyaunsiecle.blog.lemonde.fr/

Les services du ministre des Finances Joseph Caillaux ne savent plus quoi inventer : après l'impôt sur les chiens, celui sur les portes et fenêtres, voilà maintenant la taxe sur les chats !

La note qui arrive sur mon bureau, pour validation de la Présidence du Conseil, est tout à fait sérieuse. Le ministère des Finances propose de taxer nos animaux favoris les chats.

Le document expose les arguments qui militent pour une telle taxation :

- il existe déjà un impôt sur les chiens (depuis la monarchie de Juillet), divisés entre chiens de garde et chiens de luxe ;

- une bonne fiscalité sur les bêtes ne doit pas se concentrer sur une seule catégorie d'animaux. Il convient donc de penser aux chats, dans un souci de justice et d'équité fiscale ;

- les propriétaires de chiens qui ne possèdent pas de chats ne cessent d'écrire aux députés et aux services du fisc pour protester au sujet de la non taxation de cet animal ;

- la Société Protectrice des Animaux est aussi favorable à ce nouveau prélèvement susceptible de réduire le nombre de chats errants, terreur des oiseaux et des nichées.

Le rédacteur de la rue de Rivoli propose donc l'insertion d'un article approprié dans une prochaine loi de Finances.

En marge du document que je renvoie au directeur du budget, je porte l'annotation suivante :

" Monsieur le directeur,

La présidence du Conseil a pris bonne note de votre proposition. Si nous ne pouvons que louer votre souci d'équilibrer par tous moyens nos finances publiques, nous nous interrogeons en revanche sur la faisabilité de votre nouvelle taxation.

Le chat est, vous le savez, un animal capricieux, errant, irrégulier. Devra-t-on considérer que tout chat quittant un foyer pour partir en chasse ou dormir dans un grenier voisin, rend son maître coupable d'une évasion fiscale caractérisée ?

Je vous rappelle que l'impôt sur les chiens est déjà mal recouvré. On estime que six chiens sur dix échappent au fisc. Ne risque-t'on pas d'obtenir un résultat encore plus désastreux pour les chats ?

Votre argument de justice et d'équité fiscale vous conduira-t-il à nous proposer, dans une prochaine note, une taxe sur les poissons rouges et une autre sur les perruches en cage ?

Quel sera le régime fiscal des portées de chatons ?

Pour finir, vous savez que le proverbe parle de "chien du ministre et de chat du ministère". Comment envisagez-vous la taxation des chats des ministères ?

Bref, il convient de muscler votre argumentation si vous ne voulez pas que votre fiscalité sur les animaux n'achoppe à des questions "bêtes" et qu'au moment du débat à la Chambre, le gouvernement n'entende, de la part des députés, des noms d'oiseaux.

Bien à vous.

Le conseiller.XXXX....... "

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Le dialogue GOODALL-RICARD. Du très haut niveau !!!

Dialogue entre Jane Goodall et Matthieu Ricard, moine bouddhiste, interprète du Dalai Lama, 
évoquant les sujets comme le traitements des animaux, la tuerie des animaux et la consommation de viande, et la fascination avec la souffrance des autres.



Le traitement des animaux

Matthieu Ricard : Il existe une continuité ininterrompue entre les différentes espèces animales et les êtres humains. La réalité de ce continuum devrait nous pousser, nous humains, à réévaluer la manière dont nous traitons les autres animaux. 
Jane Goodall : Bien sûr, sans aucun doute. Il existe une continuité de sentiments et d’émotions. Les animaux ressentent de la douleur. Je ne pourrais pas citer avec précision toutes les espèces pour lesquelles ce ressenti existe, mais je suis sûre que les insectes ressentent une forme de douleur, puisqu’ils évitent les stimuli désagréables ou menaçants. Quant aux animaux dotés de cerveaux plus complexes, ils ne ressentent pas uniquement de la douleur, mais aussi de la peur et de la souffrance – une souffrance aussi bien mentale que physique.

Ce qui me choque le plus, c’est que certaines personnes paraissent presque 'schizophrènes' dès lors que vous évoquez les conditions terribles qui règnent dans les élevages intensifs, l’entassement cruel d’êtres sensibles dans des espaces minuscules – des conditions tellement horribles que l’on est obligé de leur administrer sans cesse des antibiotiques pour les garder en vie, sinon ils se laisseraient mourir. Je décris souvent le cauchemar du transport et des abattoirs où tant d’animaux ne sont même pas étourdis avant d’être écorchés vifs, plongés dans l’eau bouillante. C’est horrible. S’ils tombent pendant le transport, on les hisse par une patte, qui finit par casser. Evidemment, c’est atrocement douloureux. Lorsque je raconte tout ceci, les gens répondent souvent, « Oh, s’il vous plaît, ne m’en parlez pas, je suis trop sensible et j’adore les animaux. » Et je me dis, «Mais qu’est-ce qui a bien pu dérailler dans ce le cerveau humain pour que certains soient capables de commettre de telles atrocités ?! »
Les pratiques de l’industrie alimentaire – de l’industrie de la viande– sont particulièrement choquantes, car elles sont validées par les gouvernements et les populations. Même s’ils ne les approuvent pas consciemment, ils le font en mangeant de la viande. Ces pratiques s’intensifient à mesure que la consommation de viande augmente ce qui entraîne une destruction de l’environnement, une diminution des stocks d’eau et un gaspillage énorme d’énergie, transformant les protéines végétales en protéines animales avec un rendement ridicule (il faut 10 grammes de protéine végétale pour faire 1 gramme de viande). Sans parler de l’interminable souffrance de tant d’animaux chaque jour. Ce n’est que souffrance, de la naissance à la mort.

Lorsque j’étais jeune, je mangeais un peu de viande, parce que nous mangions tous de la viande, nous ne réfléchissions même pas à sa provenance. Je n’ai pris conscience de « l’élevage intensif », de la manière cruelle dont les animaux sont élevés et abattus, que lorsque je suis rentrée de Gombé, parce que cet élevage avait commencé en Angleterre avant mon départ. J’ai regardé ce morceau de viande dans mon assiette et j’ai pensé : « Il symbolise la peur, la douleur, la mort. » C’est le dernier morceau de viande que j’ai eu dans mon assiette. Je n’ai jamais plus touché de viande ou de poisson

Mais à cela s’ajoute l’expérimentation animale. Elle est pharmaceutique – c’est la pire – et médicale. Elle est censée être régie par des règlements, mais ceux-ci sont très souvent contournés. Ici encore, on observe cette « schizophrénie comportementale ». Prenons le cas d’un homme qui a un foyer, une femme, des enfants et un animal domestique . S’il a une chienne, il en parlera comme étant un membre de sa famille, il dira: “Elle comprend tout ce que je dis. » Puis, ce même homme pourra se rendre dans le laboratoire où il travaille, il revêtira une blouse blanche et fera subir des choses innommables à des chiens ! 

Dans les écoles vétérinaires d’Amérique, pas d’Angleterre, on établit une différence entre les animaux en traitement. Certains animaux ont des propriétaires qui peuvent payer pour les traitements. Les autres animaux sont utilisés pour l’expérimentation. La porte de leur cage est marquée d’un X. Ces derniers ne reçoivent pas d’anesthési e adéquate. Je connais un philosophe merveilleux qui a mis tout cela en évidence, Bernard Rollin. Il n’arrivait pas à comprendre comment des jeunes gens qui étudiaient dans les écoles vétérinaires, au demeurant passionnés par les animaux, les aimant et souhaitant les aider en les soignant. Ces mêmes étudiants pouvaient, une fois leurs études terminées six ans plus tard, être devenus totalement froids et indifférents. Force de constater que leur empathie avait été détruite peu à peu et avait fini par disparaître.

Sensibiliser à la souffrance animale derrière la consommation de viande

Matthieu Ricard : Les abattoirs semblent aussi être gardés comme des installations militaires top-secrètes. On ne peut rien voir. Mais si on pouvait montrer même un tout petit peu de ce qui se passe aux gens, ils trouveraient cela intolérable.
Jane Goodall : Il y a une femme merveilleuse en Amérique. Elle a trouvé un travail dans un abattoir et a réussi à filmer secrètement ce qui s’y passait. Mais les chaînes de télévision ont refusé
de le montrer.
MR : La télévision diffuse des films d’horreur, mais si vous voulez montrer ne serait-ce qu’un peu de ce qui se passe dans ces élevages et abattoirs industriels, personne ne veut ni le diffuser ni le regarder, probablement parce que cela souligne notre complicité. Ce sont des chambres de torture qui opèrent sans cesse. Comment pouvons-nous raviver nos valeurs humaines et sensibiliser davantage les gens à la souffrance que nous, les humains, nous infligeons ?
JG: C’est ce que nous faisons avec Roots & Shoots, un programme que j’ai créé visant à engager et valoriser les jeunes par leurs actions positives. Nous ne disons pas aux jeunes ce qu’ils doivent faire. Ils se réunissent, bavardent et choisissent trois projets: aider les gens, aider l’environnement et aider les animaux – y compris les animaux domestiques. J’inclus ces sujets dans toutes mes conversations. Ils commencent à réfléchir, à apprendre et à être absolument horrifiés par ce qu’ils découvrent. Par la suite ils ne toléreront pas ces conditions devenus adultes. La seule manière de sensibiliser les gens sur le long terme est de travailler avec les jeunes. Je participe aussi à des réunions avec des sénateurs et députés. Il faut arriver à les sensibiliser en « s’adressant à leur cœur » car habituellement il gère davantage leur quotidien avec leur tête.

MR : Si nous pouvions montrer des images de la réalité, comme dans le documentaire Earthlings, les gens en prendraient conscience.
JG : J’ai eu une idée à ce propos. Si vous arrivez à diffuser un film à la télévision qui montre l’horreur de ce qui se passe, les gens éteignent leur poste. Ils ne veulent pas regarder. Ils disent: « J’aime les animaux, je ne peux pas voir ça ». Ils se braquent. Maintenant, je pense aux enfants. On pourrait réaliser un film où l’on montre un enfant adorable en compagnie d’un poulet, ou d’une poule sauvée d’un élevage industriel, animal auquel on a coupé le bec. Dans la première scène attendrissante, la poule joue dans l’herbe avec cet adorable enfant. Et il pose la question : « Pourquoi son bec est-il ainsi ? » Puis il y a un flashback – on voit le bec en train d’être sectionné dans la batterie – puis on revient rapidement à la scène paisible afin de ne pas trop choquer les sensibilités. Il faut qu’il y ait une histoire… Ensuite on pose une autre question et on voit un flashback où la poule perd toutes ses plumes parce qu’elle est confinée dans cet horrible petit espace. Je n’ai pas encore trouvé la personne qui accepterait de réaliser ce film, mais j’y arriverai. 
MR : Vous vous souvenez sans doute qu’après la sortie du film Babe, qui raconte l’histoire d’un jeune cochon mignon et intelligent, de nombreux enfants ne voulaient plus manger de viande.
JG : Et puis s’est passé.
MR : En réalité, de nombreux enfants ne souhaitent pas manger de la viande, mais leurs parents les y forcent, ils leur disent que c’est bon pour la santé.
JG : Lorsqu’il avait cinq ans, le petit-fils de ma sœur a appris d’où venait le poulet et il a dit : « Je ne veux plus manger de poulet ». Puis il est allé dans un aquarium et en se promenant a déclaré : « Je ne vais plus manger de jolis poissons. » Puis sa mère l’a emmené dans une autre partie de l’aquarium où se trouvaient les poissons moins colorés. Il les a observés un très long moment et il a finalement déclaré : « Tu sais, je ne vais plus manger aucun poisson. » Et il n’avait que cinq ans !
MR : Cela me rappelle Kafka qui, après avoir renoncé à manger des animaux, dit en observant les poissons dans un aquarium : « Maintenant je peux vous regarder en paix, je ne vous mange plus. »

La tuerie interminable des animaux
Matthieu Ricard : L’intelligence humaine peut produire Gandhi et elle peut aussi produire Hitler. Mais l’intelligence supérieure des humains ne leur donne pas le droit de massacrer à leur guise des milliards et des milliards d’animaux chaque année. Il semble que la valeur d’un animal est pratiquement nulle comparée à celle d’un humain. Pendant l’épisode de la fièvre aphteuse, par exemple, des millions de vaches ont été abattues pour protéger quelques vies humaines menacées.
Jane Goodall : Cela a été horrible et ce n’était même pas nécessaire, puisque les vaches auraient pu être vaccinées. 
MR : De tels agissements pour des raisons purement économiques, fondées ni sur la raison ni sur la compassion. A travers le monde, 150 milliards d’animaux terrestres et 1,5 trillion d’animaux marins sont tués chaque jour dans une grande souffrance pour la consommation humaine. Ceci ne constitue pas un génocide, parce que la motivation et l’objectif sont différents. Le génocide est motivé par la haine et l’objectif est d’exterminer une population. La tuerie des animaux est motivée par l’appât du gain, l’ignorance et bien souvent la cruauté. L’objectif est de les faire se reproduire afin de les tuer encore et encore. Mais les méthodes sont les mêmes. Dans le cas du génocide, l’humain est déshumanisé et dévalorisé, parfois traité de « vermine ». Quant aux animaux, ils sont privés de leur statut d’êtres sensibles et considérés comme de simples objets, des produits alimentaires, des machines à saucisses. Quant aux méthodes, les abattoirs fonctionnent de manière très similaire aux camps d’extermination. 
JG : Et vous savez que les énormes abattoirs industriels américains ont servi de modèle aux Nazis pour concevoir les camps d’extermination massive. Mais ce ne sont pas seulement les méthodes, mais également l’attitude des gens qui travaillent dans les abattoirs, dans la recherche médicale, qui restent dans des endroits où l’on torture les animaux. Soit ils ne peuvent le supporter et partent, soit ils deviennent insensibles. Ils peuvent même devenir brutaux. J’ai vu des gens dans un laboratoire de recherche médicale qui tenaient un singe à moitié anesthésié, et lui faisant bouger les bras comme une marionnette puis lui mettre une cigarette dans la bouche, en éclatant de rire… C’est incroyable. 
Il y a un livre à ce sujet que j’ai commencé à lire et qui m’a rendue physiquement malade. J’ai pensé que je ne pourrais pas poursuivre la lecture, puis j’ai continué un peu plus. C’est un livre extraordinaire intitulé Etre the Cow. C’est un bœuf condamné à mourir qui raconte son histoire.

La Fascination de la souffrance des autres
Matthieu Ricard : Que pensez-vous de la corrida? Elle vient d’être élevée au statut de « patrimoine culturel national » en France.
Jane Goodall : Dans le cas de la corrida, peut-être que le taureau ne souffre pas autant que le bétail en élevage industriel et qu’il a une vie relativement agréable jusqu’au moment de la corrida – bien que celle-ci constitue une forme de torture. Mais ce qui me choque, ce sont les gens qui viennent la regarder. Dans l’ancien temps, les gens venaient en spectateur aux pendaisons publiques. Les foules allaient voir les Chrétiens jetés en pâture aux lions…
MR : Les foules s’attroupent encore parfois pour voir lapider à mort les femmes adultères.
JG : Lorsque les gens se rendent aux courses automobiles, ils se pressent aux endroits où pourrait survenir un accident. Aux courses de chevaux, ils s’agglutinent là où il y a des obstacles qui peuvent être dangereux – ils attendent peut-être de voir le cheval se briser le cou. 
MR : Je me suis souvent posé la question, mais je n’ai jamais pu y répondre : « pourquoi les gens regardent-ils des films d’horreur ? »
JG : Je déteste ce genre de film ! Je ne peux pas les regarder.
MR : Qu’est-ce qui pousse des gens apparemment normaux, des adolescents, à vouloir regarder de tels films ?
JG : De toute évidence ils ressentent une sorte de frisson qui leur procure du plaisir. Sinon, pourquoi vouloir observer de la torture ? 
Matthieu : Vouloir la regarder pour son propre plaisir… N’est-ce pas l’opposé de la compassion ? 
JG : Si, bien sûr que si. C’est l’opposé de la compassion et de l’empathie.
MR : Vous souvenez-vous peut-être du film réalisé par ce poète français Jean Cocteau, Le Belle et la Bête. La Bête était « laide », mais avait des côtés nobles et presque sympathiques. On pouvait percevoir une tristesse et une bonté émouvantes derrière sa laideur, alors que dans le remake moderne et dans d’autres films du même genre, les visages de la « Bête » n’expriment que malice, cruauté et haine. Et c’est le cas pour tous les « monstres » omniprésents dans les films aujourd’hui.
JG : Je compte sur les jeunes, nous devons les éduquer autrement. Ce sont nos futurs politiciens, avocats et scientifiques. 
MR : Si les jeunes estiment qu’il est profondément nécessaire de traiter les animaux avec davantage de décence, de respect et de compassion, ils sensibiliseront leurs aînés et feront changer les choses.

source:janegoodall.fr

Le fameux sondage à 89% Merci 30 Millions d'Amis

Les amis, notre maître a déniché la version intégrale du sondage qui nous donne beaucoup d'espoirs à nous les chats mais aussi à tous les animaux. Nous vous le livrons brut de décofrage, les analyses vont venir au fil des jours. Cliquez sur le lien ci-dessous (S:ource : site web IFOP)

2380-1-study-file.pdf 2380-1-study-file.pdf

PEPERE doit en pleurer de joie là haut ... EEEEERRRRKKKKK

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Je m'adresse à toi gros "con" de beauf. Oui toi !!!

Selon l'article 521-1 du Code Pénal : "Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende." alors, réfléchit quand même bien avant...

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Le droit animalier et la singularité biologique

Le Droit Animalier et la Singularité Biologique

Publié le 5/04/2013 Source : http://www.contrepoints.org

Imposer notre propre code de valeur humaine au reste de la vie ne pourrait conduire qu’à une tyrannie de l’humanité sur le reste du vivant.

Par Emmanuel Brunet Bommert.

Le droit animalier est, dans la pensée libérale, l'un des points les plus complexes et le plus régulièrement débattu. Le plus souvent inutilement et plus souvent encore régressivement. Pourtant, de tous les droits, celui qui codifie notre rapport à la vie est l'un des plus aisés à structurer, puisqu'il est celui qui se trouve le plus évidemment dépendant du principe de Droit de Nature. Mais une telle dépendance n'est-elle pas évidente ? Le Droit issu de la Nature s'applique beaucoup plus évidemment à la Nature qu'à toutes autres choses.

De la Nature

Tout d'abord et avant même de parler de la vie animale, il convient de revenir quelque peu sur les définitions. Qu'est-ce que la nature ? Selon son sens original, Nature est synonyme d'univers. Le mot « Physique » est dérivé de l'équivalent grec du latin « Nature ». Pourtant, si la physique ne s'intéresse, dans le langage courant, qu'aux lois qui déterminent le monde « physique » (qui dans ce sens précis signifie alors tangiblepalpable etconnaissable), la Nature est presque exclusivement utilisée dans son sens le plus récent : ce qui a trait au reste de la vie et à son organisation.

À l'origine, Nature signifiait exactement la même chose que Physique : ce qui existe, qui est tangible et fondamental. Métaphysique est ce qui se trouve au-delà de ce qui est tangible et qui le détermine, autrement dit, la métaphysique s'intéresse à la réalité du monde et à son contenant, là où Nature comme Physique ne s'intéressent qu'aux contenus, aux choses et aux faits.

Cette définition n'est pas vaine, la définition de la vie elle-même est entièrement basée sur la définition du monde physique : la Vie est basée sur des fondamentaux, elle est tangible, elle est palpable et connaissable. Dans notre cas spécifiquement humain, la vie est ce que nous sommes. Nous faisons partie intégrante de la vie dans son ensemble pour une raison simple : nous sommes tous à son image et nous fonctionnons de manière semblable à elle ; nous avons ses aspirations et ses buts.

L'être humain est un avatar de la vie terrestre, comme chaque autre créature vivante ; l'être humain est bel et bien égal au reste de la vie sur au moins deux points :

  1. Il est vivant, comme toutes les autres formes de vie. Avec toutes les qualités et les défauts que cela implique.
  2. Il a une nature propre à son espèce, comme toutes les autres créatures ont une nature propre à leur espèce respective.

Mais il n’est égal qu’en définition, pas en droits.

Le Droit à la Vie de ses Avatars

Les principaux arguments que l'on peut entendre pour défendre le Droit Animalier se divisent en quatre catégories :

1. La souffrance de toute créature est intolérable peu en importe la raison. Il revient à l'humanité d'éviter la souffrance pour les animaux qui sont, si l'on accepte le point n°2 suivant plutôt que les points n°3 et n°4, forcément plus faibles que l'être humain.

2. L'humanité serait évidemment supérieure au reste de la nature ; de ce fait, elle se trouve contrainte d'un triple devoir envers elle :

a. Ne pas abuser de son pouvoir sur des créatures plus faibles qu’elle, soit l'ensemble du règne vivant.

b. Civiliser la nature par son action, que ce soit par le biais d'une modélisation de l'écosystème ou de l'animal à son profit propre ou pas.

c. Puisque l'humain dispose d'une conscience ; il doit être la "conscience morale" de la nature et la rendre meilleure.

Bien que le second point puisse apparaître étrange aux défenseurs du Droit Animalier, il est nécessaire et même je dirais presque indispensable de leur rappeler que toutes ces réserves naturelles, ces zones de pêches et de chasses interdites, sont totalement sous contrôle de l'humanité. De ce fait, nous disposons d'un pouvoir total et absolu sur toutes les formes de vies qui se trouvent sous notre protection et nous avons beaucoup trop souvent tendance à vouloir imposer le code moral humain au reste de la vie terrestre ; qui n'a cure de ce genre de sentimentalisme béat.

3. L'être humain n'est pas l'être supérieur de la vie terrestre et, en tant que tel, il se doit de faire preuve d'humilité et de respect pour ce qui l'entoure s'il entend survivre et prospérer.

Certaines variantes existent à ce dernier cas :

a. L'humanité est une espèce invasive et il convient alors de limiter son pouvoir de nuisance sur le monde.

b. La vie humaine participe à un système d'harmonie qu'il importe de ne pas briser.

c. La vision anthropomorphique de l'être humain sur le reste de la nature est nuisible à la vie.

4. L'être humain est une forme de vie comme une autre, en cela, il devrait être égal à chacune d'elles en tout point, surtout du point de vue du droit.

Ces arguments sont des sophismes auxquels j’entends répondre.

La Liberté de la Nature

1. La souffrance de toute créature est intolérable peu en importe la raison.

Nous savons, en tant qu'humains et par expérience, que la douleur n'est ni désirable ni souhaitable. Néanmoins, la souffrance n'est pas qu'une invention gratuite que nous devrions à quelque démon de l'enfer ; elle a une fonction, qui est indispensable à la vie et nécessaire à sa croissance : elle permet d'informer les créatures d'un danger. Il s'agit de la principale information qui conditionne notre survie, comme celle de chaque autre être vivant.

Nous ne souhaitons pas la douleur, nous ne la désirons pas, car nous savons que souffrance signifie danger. Faire souffrir, c'est envoyer une information qui signifie clairement : celui qui me fait souffrir « est dangereux, c'est une menace ». Faire souffrir est un moyen d'imposer une décision. La souffrance est une arme efficace dans les conditions de l'usage de la force. La souffrance est une facette du pouvoir, car elle oblige la créature à faire des choses qu'elle n'aurait pas faite autrement : elle la réduit à agir selon les volontés du tortionnaire.

La souffrance n'est ni tolérable, ni intolérable. C'est une information, elle sert à la vie, son absence l'annihilerait en quelques générations à peine, faute de comprendre où se situe le danger. Nos sociétés sont sources de souffrance parce qu'elles sont dangereuses ; elles sont dangereuses car elles nient notre nature et nous mettent en danger de mort.

Cette souffrance infligée est aussi pour nous un indicateur qui nous permet de découvrir la moralité d'une personne et sa place dans la société. Faire souffrir gratuitement un animal, ou pour des raisons liées à une perversion quelconque du comportement est une étape préliminaire au sadisme envers l'être humain. Ce genre de personne présente toujours naturellement plus de risques pour les autres que n'importe quoi. C'est donc par l'instruction que nous avons tout intérêt à prévenir ce genre d’attitude.

Laissé impuni, un tortionnaire deviendrait rapidement une menace pour la société et pour l’individu. C’est par l’ostracisme, le boycott et autres actions de refus que nous devons contraindre ces individus, quelle que soit la méthode, à, sinon supprimer ce comportement, au moins le réprimer, au même titre que, durant des générations, la sexualité humaine fut sous contrôle des églises. Ces types de conduites déviantes doivent rester sous contrôle des parents, des enseignants et des institutions morales.

Ce sont ces agissements qui nous conduisent à rechercher le pouvoir, envers et contre tout ; c’est aussi ce qui nous transforme, nous incite à non seulement apprécier la souffrance, mais à savoir nous en servir. Ce sont les mœurs de tortionnaires qui, non seulement nous conduisent sur la dangereuse voie de la perte de l’empathie (psychopathie) ; mais aussi sur la voie de la soif du pouvoir et du contrôle. À apprécier le pouvoir que la souffrance nous donne sur une autre créature. Cette attitude nous change en ce que nous pouvons être de pire. Cette unique raison est largement suffisante pour justifier une éducation, afin de réprimer ce comportement par l’éthique et non par le droit dont ce n’est ni l’objet ni la fonction.

2. « L'humanité serait évidemment supérieure au reste de la nature » ou ses contraires : « l'être humain n'est pas l'être supérieur de la vie terrestre » et « l'humain est une forme de vie comme une autre, en cela, il devrait être égal à chacune d'elles ».

Parce que nous sommes nous-mêmes, en tant qu'êtres humains, nous ne pouvons nous considérer inférieur,supérieur ni même égaux aux autres créatures terrestres, juste différents : nous n’avons pas la même nature que les autres créatures vivantes. La volonté d'égaliser, même en droit, l'homme à tout animal est un désir égalitariste qui est une forme de relativisme.

L'homme n'est pas supérieur, il est différent et ne peut juger le reste de l'univers que par rapport à des valeurs qui lui sont connaissables, c'est-à-dire les siennes : L'anthropocentrisme est un axiome s'il est utilisé par un humain.

L'être humain est doué de raison, de compréhension de lui-même, de la faculté de conceptualisation et de la faculté de modifier son environnement à l'aide de son esprit. C'est ce qui fait de nous un sujet de droit, même le pire criminel ne perd pas ces quatre éléments en même temps sous peine de devenir un légume. Pour le moment, aucune créature sur terre ne s’est révélée capable d'exprimer les quatre. Si tel vient à être le cas un jour, par exemple pour les dauphins ou les singes, cela ne voudra pas dire que nous sommes les égaux des animaux, mais que les dauphins et les singes sont sujets aux Droits et donc nos égaux en droit, puisqu’ils auront alors la même nature que nous.

Si l'humain est effectivement égal à toutes les autres formes de vie, alors il faut pousser le raisonnement au bout, et l'homme n'a alors pas plus de droits qu'une bactérie. Le fait de se soigner pour une maladie deviendrait alors une extermination de créatures vivantes qui disposaient autant du droit d'exister que nous. Maintenant, nous allons devoir expliquer le principe de non-agression aux souches infectieuses d’Escherichia coli...

Si je pousse plus loin encore ces idées, jusqu’au fond du possible, non seulement il faut égaliser l'homme à l'animal, mais tous les êtres vivants entre eux. Ce qui implique de créer des tribunaux pour juger les prédateurs qui attaquent les pauvres victimes que sont leurs proies. Ce qui nous oblige aussi à pousser jusqu'aux plantes qui sont aussi des formes de vie douées de sensations. En d'autres termes, le but ultime de cette vision du monde conduit à l'extermination totale de toute vie humaine, animale et bactérienne sur terre, ne laissant la planète qu'aux plantes et aux algues.

Le désir d’imposer notre propre code humain de valeurs, notre moralité, n’a aucun intérêt pour la nature. L’imposer au reste de la vie ne pourrait conduire qu’à une tyrannie de l’humanité sur le reste du vivant, qui ne mènerait qu’à l’anéantissement final de toute diversité et de toute vie. Notre nature humaine est notre nature, pas celle des autres créatures de ce monde.

Ma pensée est simple : seul l'être humain est sujet au droit humain. Sauf si un animal (ou toutes autres créatures) parvient un jour à présenter toutes nos caractéristiques, auquel cas il deviendrait de facto sujet au droit humain, puisqu'il aurait alors une nature humaine.

La véritable défense de la vie

1. L’humanité est destinée à l’extinction.

La chose la plus terrifiante que la science moderne nous aura apprise sur la vie, c’est qu’elle change. L’humanité n’est qu’une étape dans l’évolution du vivant. Une étape réussie, qui plus est, puisque nous sommes maintenant capables d’étendre la vie dans l’espace ; l’extension étant l’un des buts primordiaux de la vie. Il est fort probable, sinon quasiment certain, que d’ici à quelques centaines de milliers d’années, une quantité importante de nouvelles espèces naîtront, toutes basées sur la structure intellectuelle de l’homme.

Ces espèces auront toutes, dans leur fondement, une nature humaine ou du moins compréhensible à l’humain moderne ; puisque notre propre nature est basée sur des points communs avec celle du reste de règne vivant (la territorialité, pour ne citer qu’elle), celle des espèces futures sera probablement basée sur la nôtre. L’humain fait partie de la vie terrestre et il n’est pas éternel sous sa forme actuelle, il est sujet au changement : l’humanité, telle que nous la connaissons, est inévitablement destinée à l’extinction. Notre fin est déjà programmée depuis longtemps.

Mais ce n’est ni à craindre, ni à espérer. Notre disparition viendra lorsque l’humanité aura évolué vers une nouvelle étape, qu’on ne pourra plus la nommer humaine ; qui sera notre héritière et pour qui nous serons nous mêmes des animaux vus du futur. Nous savons que cette étape est possible, car sinon des concepts tels que la singularité technologique, n’auraient jamais eu autant d’impact sur la science moderne.

Mais s’il existe une possible singularité technologique, la singularité biologique est-elle parfaitement concrète et inévitable ? La vie est toujours capable de concevoir mieux que la génération précédente : la vie s’est construite pour se transcender elle-même.

2. La vie entière évolue par la contrainte.

Cette inévitable évolution est suivie d’un corollaire, tout aussi inévitable : le plus grand destructeur d’espèces vivantes sur terre, c’est la vie. Cet apparent paradoxe n’en est pas un, c’est une condition préalable à la vie. Tout ce qui existe doit s’adapter ou disparaître.

Quels que soient nos bons sentiments, notre moralité remplie de convictions naïves, la vie est ce qu’elle est. Il suffit pour cela de lâcher une souris devant un chat, même le plus adorable du monde, pour se rendre compte que la vie est destruction et chaos.

La vie n’existe que dans un équilibre entre la création de nouvelles options adaptées (ou mieux adaptées) à de nouvelles contraintes et l’extermination totale (ou partielle, parfois) des options inadaptées. Que ce soit par la destruction des créatures les moins adaptables où la modélisation de l’environnement. Mais la vie n’est pas la seule contrainte de la vie : l’univers en est une.

Les milliards d’années de la terre sont jalonnés de périodes où l’espace et la planète elle-même furent les pires menaces de la vie. Mais celle-ci s’est adaptée et nous en sommes le résultat.

Si ce cas de figure est arrivé, la manie qu’a la vie de progresser (qui est aussi bien implantée dans notre esprit, ce qui prouve que la Nature Humaine est à l’image de la Nature de la Vie [1]) l’a sauvée plus d’une fois de l’extinction totale. La vie et la nature dans son ensemble sont le fruit d’imperfections qui se sont emboîtées en harmonie les unes avec les autres.

3. L’inévitable harmonie entre l’homme et la nature.

Passons à la conclusion : l’être humain et la vie, dans son ensemble, existent effectivement en harmonie. Une harmonie que notre moralité, issue de siècles d’une éducation arrogante a contribué à nous occulter. La réalité est que l’homme évolue, lui aussi, comme le reste du monde vivant et qu’il est pour ce monde le plus grand et le meilleur outil donné à la vie pour contraindre son évolution.

L’être humain modifie son environnement, à un point tel qu’il en devient méconnaissable mais pourtant parfaitement en accord avec les habitudes du vivant (plus vite, plus loin, plus fort, plus résistant, moins cher). L’être humain modifie son esprit, au point qu’il s’est forgé une éthique propre, éthique qui est semblable à celle de la vie elle-même et qui consiste à ne préférer que ce qui est bon et fait plaisir à ce qui est mauvais et fait souffrir. Puis à appliquer ce code éthique et moral au reste du vivant, contraignant ainsi son évolution pour l’intelligence.

Mais c’est ici que se situe le risque réel, car de cette contrainte morale peut naître le dogme moral imposé comme naturel, sous prétexte qu’il renforce ce qui nous apparaît subjectivement comme bon.

Nous devons nous garder de ce genre de considérations : la vie n’a pas besoin de notre moralité, elle a besoin de nos actions. Nous participons activement à la mutation du monde qui nous entoure car nous sommes le pouvoir de mutation de la vie ; c’est ce pouvoir qui s’est matérialisé, après des millions d’années de permutations génétiques.

Notre moralité est juste, car elle implique que nous ne fassions pas le mal ; que nous ne laissions pas le mal agir.Notre devoir moral d’être humain envers la vie est de lui permettre de croître et de s’étendre. Tout ce qui l’empêche ou la contraint est contre-nature, puisque notre nature est de vivre.

Cela n’implique pas qu’il soit mauvais ou néfaste que nous détruisions dans notre marche vers l’extension d’autres formes de vies sur notre chemin. Nous l’avons déjà fait ; les fourmis le font, les termites le font, les singes le font et même les bactéries le font.

C’est ce que nous appelons la sélection naturelle et toute la moralité du monde est démoniaque sur ce sujet… du point de vue de la vie.

Empêcher la sélection revient à la même chose que d’empêcher la vie de choisir une bonne direction parce qu’elle est bonne, sous le seul prétexte qu’elle a un prix. La disparition d’espèces prouve uniquement que ces espèces n’étaient pas adaptées.

Si l’humanité venait à dépasser les limites et à éradiquer la vie au point que sa propre existence en soit menacée, nous verrions alors notre espèce s’éteindre à mesure que nous persisterions dans l’erreur. Car le prix de la rupture de l’harmonie, qui est au monde vivant ce que l’ordre spontané est à l’économie (une autre forme de l’étude du vivant), n’est rien de moins que l’effondrement total.

Mais nous devons nous garder de l’autre extrême de ce cheminement : nous ne sommes pas un agent sélecteur de vie, notre présence sur terre n’est pas motivée par la seule sélection naturelle ; mais par la volonté programmée qu’a la vie de faire des expériences. Dont l’ultime finalité est l’extension et le chaos mutagène.

La vie personnalise le changement ; si nous sommes les avatars de la vie ; la vie est un avatar du changement de l’univers. Notre seul devoir envers elle est de respecter notre nature propre, c’est elle qui sert à la vie, rien d’autre. Nous ne devons, sous aucun prétexte, imposer notre nature humaine à d’autres créatures qui ne sauraient en avoir de semblable à la nôtre.

Il viendra un temps où il sera plus rentable – donc ce sera un progrès pour nous – de cultiver la viande comme nous cultivons nos légumes. Il viendra aussi un temps où nous fabriquerons des machines qui se substitueront totalement aux animaux que nous utilisons actuellement pour travailler (ce qui a déjà commencé depuis un siècle et demi, maintenant). Notre nature nous conduit au progrès, puisque la vie ne recherche que la progression.

La seule chose que nous pouvons faire pour que la vie qui nous entoure souffre moins de notre progrès, c’est de l’accélérer à tel point que nous finirons par ne plus avoir le moindre impact négatif sur elle ; puisqu’elle aura évolué en suivant nos habitudes et nos besoins. De même qu’à mesure que nous évoluerons, nous n’aurons plus autant besoin d’elle qu’avant.

De ce fait, nous aurons donné naissance à notre successeur et l’humanité s’éteindra silencieusement comme si elle n’avait jamais existé. L’espèce que nous aurons enfantée reprendra le cycle vers la grandeur là où nous l’aurons laissée. Tel est le Droit Naturel personnifié : une Singularité Biologique inévitable.

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Note :

  1. La vie a créé l’être humain à son image, avec une nature semblable à la sienne, capable de transcender ses propres limitations. Si l’on s’en réfère à certaines de nos références culturelles, notamment bibliques, cette définition fait de la vie elle-même Dieu, puisque rien ne prouve que la vie ne s’est pas créé elle-même, qu’elle l’ait fait consciemment n’a pas la moindre importance, mais j’y reviendrai dans un autre article. 

Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=120609


Le droit et l'animal

Focus sur...

Le droit et l’animal

Jean-Pierre Marguénaud est professeur de droit privé à la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges et directeur du Centre de recherche sur les droits de la personne. Sa thèse de doctorat sur L’animal en droit privé a été publiée au PUF, en 1992 et il est aujourd’hui directeur de la Revue semestrielle de droit animalier. Il répond aux questions du site Dalloz Actu Étudiant sur les relations de l’homme et de l’animal, qui sont depuis longtemps au cœur de la mise en œuvre des interdits sociaux, et plus encore.

Quels sont les différents dispositifs juridiques applicables à l’animal en France ?

La France est le pays de Descartes qui est, notamment, célèbre pour être à l’origine de la théorie de l’animal-machine dont les cris n’exprimeraient pas davantage la douleur que ne le font les grincements d’une charrette mal graissée. Les règles juridiques qui lui sont applicables reflètent encore largement cette conception et se trouvent donc, pour la majorité d’entre elles, au sein du Code rural et de la pêche maritime, qui est un code plus particulièrement destiné à quelques professions qui ont besoin de tuer les bêtes pour vivre. Un article de ce Code reconnaît néanmoins que tout animal est un être sensible devant être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. La sensibilité de l’animal est également prise en compte par le Code pénal qui protège les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité contre les mauvais traitements et les actes de cruauté même lorsqu’ils ne leur ont pas été infligés publiquement. La sensibilité des animaux sauvages n’est pas prise en compte si bien que le Code de l’environnement se préoccupe essentiellement de la protection des espèces menacées de disparition. Le droit français est, en outre, soumis au droit de l’Union européenne qui, de manière encore plus éclatante depuis le traité de Lisbonne, vise à promouvoir le bien être des animaux en tant qu’êtres sensibles.

Prennent-ils la forme d’obligations pour les hommes, de règles de protection et de conservation des espèces ou de droit à un traitement respectueux pour qui est vivant ?

Ils prennent un peu chacune de ces formes sauf celles du droit à un traitement respectueux pour qui est vivant. Une des grandes questions en discussion est celle de savoir s’ils ne devraient pas prendre aussi la forme de droits pour les animaux.

Quelles sont les autorités chargées de les appliquer ?

Elles sont très diverses selon l’activité concernée. Il peut s’agir d’autorités administratives délivrant des autorisations ou des agréments, des comités ou commissions d’éthiques, sans oublier les autorités judiciaires. Il faut souligner l’importance particulière des vétérinaires et des services vétérinaires ainsi que celle des associations régulièrement déclarées depuis au moins 5 ans que l’article 2-13 du Code de procédure pénale habilite à exercer devant les juridictions répressives les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne la plupart des infractions destinées à protéger les animaux.

Existe-t-il un conflit entre celles-ci et les autorités religieuses au sujet des pratiques rituelles d’abattage des animaux élevés pour la consommation alimentaire ?

Le souci de préserver le développement de la filière viande semble de nature à estomper les conflits avec les autorités religieuses. Néanmoins, il s’en élève parfois quelques-uns pouvant se prolonger jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme comme dans l’affaire Cha’are Shalom Ve Tsedek qui a donné lieu à un important arrêt du 27 juin 2000 favorable à la liberté d’exercice des cultes. D’une manière générale, la question de l’abattage rituel, à laquelle la Revue semestrielle de droit animalier a consacré un dossier dans son numéro 2/2010, ne doit pas se poser en termes de stigmatisation de communautés religieuses mais au regard de l’objectif de protection des animaux. Or, de ce point de vue, il est, fort heureusement, loin d’être assuré que les autorités des deux religions concernées soient catégoriquement et définitivement hostiles à toute évolution des méthodes d’abattage rituel.

Faut-il craindre l'application des droits de l'homme à l'animal ou du XIIIe amendement qui abolit l'esclavage (v. le rejet de la plainte récemment portée sur ce fondement devant les tribunaux américains pour des orques travaillant au sein d’un parc aquatique) ?

Avant de répondre, il faut bien prendre conscience de ce que, dans le monde anglo-saxon, la réflexion sur la condition animale est si développée, grâce à des auteurs comme Peter Singer, Tom Regan, Gary Francione, Joël Findberg, ou Steven M. Wise, qu’il est possible d’y poser tout à fait sérieusement de telles questions qui, en France, sont encore invraisemblables. Plutôt que de brouiller les repères en conférant aux animaux des droits identiques aux droits de l’homme, il serait sans doute plus efficace et plus commode de leur attribuer, suivant une conception tournant résolument le dos à l’anthropomorphisme, des droits équivalents à ceux qui sont techniquement attribués aux personnes morales.

Source : http://actu.dalloz-etudiant.fr

Le chat qui n'est rien

EEEEEEEERRRRRRRRRKKKKKKKK,

Cette image, au demeurant d'une très haute qualité et les propos qui y sont associés résume l'état actuel des chats dans notre pays. Ils ne sont juridiquement rien d'autre que des meubles. Ils sont affectivement délaissés. Ils sont activement tués, torturés, utilisés par la pseudo-science. En un mot, ils ne sont rien d'autres pas même un sujet de conversation. Ils sont là dans les rues de Saint-André de Sangonis et d'ailleurs et avec un peu de chance, ils éviteront le coup de fusil, l'empoissonnement et auront la chance de rencontrer une famille comme la nôtre et un vétérinaire comme le Docteur Thierry GUY toujours disponible mais qui ne fait l'objet d'une très grande considération. Il mériterait plus de respect en raison de ses qualités professionnelles et surtout pour ses qualités de coeur.

Les chats errants Que fait-on ?

EEERRRKK

Cette citation qu plaît au maître résume parfaitement la situation concernant les chats errants.

On sait qu'il y a des chats errants puisqu'on les croise tous les jours en évitant que les bas de pantalon soient salis par les poils de ces être vulgaires qui ont tâche dans notre paysage et surtout dans nos rues.

Il y a ceux qui ont des chats mais qui ne veulent rien payer pour les faires stériliser ou castrer qui se retrouvent avec des chatons. Ils sont largués au milieu des vignes. Ni vu ni connu, je t'embrouille. La méthode des irresponsables.

Il y a ceux qui les font stériliser ou castrer en faisant croire que ce sont des chats errants. Ni vu ni connu, je t'embrouille. La méthode des menteurs.

Il y a ceux qui, tels des éoliennes, font de la protection animale mais leur seule méthode, c'est nettoyer les rues et euthaNAZIer les uns parce qu'ils sont trop vieux, les autres parce qu'ils sont malades ou handicapés ou encore parce que ce ne sont que des chatons. L'euthaNAZIe est la "solution finale". S'activer pour faire adopter, c'est trop long, il faut convaincre en un mot il faut s'investir. La méthode des eugénistes.

Il y a ceux qui ne sont pas au courant, qui ne veulent pas savoir et qui trouve toujours une bonne excuse pour ne ien faire. Ce sont les "champions du monde".

La protection des chats errants, ce n'est pas de les euthaNAZIer.

La protection des chats errants, ce n'est pas un outil de communication.

La protection des chats errants, c'est donner l'exemple en les adoptant soi-même avant de donner des conseils aux autres.

La protection des chats errants, c'est la présence sur le terrain à toute heure et non pas en fonction de ses congés et de ses obligations.

La protection des chats errants, c'est un choix de vie

La protection des chats errants, c'est surtout leur donner de l'amour.

En reconnaissance à nos maîtres.

EEEEEEEERRRRRRRRRRKKKKKKKKKK

EEEERK, Bienvenue à tous sur mon site Internet. Mon premier blog CHAT VA ET CHAT VIENT a été interdit, le second ne répondait plus à l'attente des lecteurs. Ce site est né grâce à mon maître et j'en suis le porte-drapeau. PEPERE LE CHAT

Vous pouvez me joindre sur mon adresse mail personnelle lechat.pepere@laposte.net.

Je remercie tous ceux qui nous ont apporté leur soutien et qui ont permis au maître de mener à bien cette aventure qui se voulait sans prétention.

N'oubliez pas ue notre objectif est de sauver les chats errants, les chats libres et les chats harrets de leur misère existentielle.

Mes maîtres, Elisabeth et Jean-Marie DOL, souhaitent adresser leurs remerciements tout particulier au Docteur Thierry GUY, un vétérinaire ostéopathe de Saint-André de Sangonis installé à la ZA La Garrigue. Un excellent vétérinaire et un grand bonhomme EEEERK à lui.